Lettre du Président

Le-Guillou

Chers adhérents, chers amis,

RESPIRER, c’est le titre de cette lettre que vous recevez deux fois par an. C’est l’un des 14 besoins fondamentaux de l’homme.

La respiration est en effet l’une des fonctions vitale de l’organisme permettant de capter de l’oxygène indispensable à la vie et de le diffuser dans toutes les cellules du corps, de rejeter les déchets issus de la respiration cellulaire : gaz carbonique et vapeur d’eau. Un adulte respire en moyenne 25 000 fois par jour le plus souvent sans y penser et nous y respirons quotidiennement 15 000 litres d’air. Mais lorsque le besoin  de  respirer  est perturbé, les  conséquences  sont  immédiatement ressenties. La qualité de l’air que nous respirons concerne notre santé à tous. La pollution atmosphérique et en particulier celle des fines particules représente un danger sanitaire responsable de 7 millions de décès prématurés dans le monde selon l’OMS en 2014 et des enjeux économiques dont le coût est estimé entre 10 et 40 milliards d’euros par an dans le monde.

La communauté scientifique est aujourd’hui unanime pour confirmer que la pollution de l’air a des impacts importants sur notre santé, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, et qu’elle n’est pas l’apanage des grandes villes, les zones rurales présentant aussi des niveaux élevés de polluants.

Les impacts sur la santé répertoriés dans les études sont de deux ordres : à court terme, lors d’une exposition ponctuelle aiguë (pic de pollution) et à long terme pour une exposition même faible, mais prolongée. Si la pollution ponctuelle est un problème sanitaire réel, c’est sa persistance, moins visible, et même lorsque les concentrations restent en deçà des normes, qui a les effets sanitaires les plus importants.

Parce que bien RESPIRER n’est pas une option, il est important de RESPIRER un air de bonne qualité!

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2017 !

 Dr Frédéric LE GUILLOU

   Président du CDMR17